En Ethiopie, il y a bien longtemps, un jeune chevrier se rendit
compte que ses chèvres étaient bien actives
lorsqu'elles avaient mangé les baies rouges d'un arbuste
inconnu. Le prieur du couvent, dont dépendaient les
chèvres, rêva que Mahomet lui murmurait à
l'oreille : "prends les baies magiques que tu as cueillies
sur l'arbre... Fais-les bouillir dans de l'eau... Bois cette
eau et tu verras ta fatigue disparaître. Ainsi tu pourras
prier l'esprit clair !".
Les moines lui trouvèrent un nom : KAWA.
Il
faudra attendre le Xe siècle après J.C pour
qu'on retrouve dans un ancien livre la trace du café
qui aurait surtout été utilisé à
ses débuts comme remède.
Ce
n'est apparemment qu'au XIIIe siècle que l'idée
vint de faire griller les grains contenus dans les baies
et d'ensuite les moudre.
L'habitude
de boire du café s'est répandue à l'occasion
des pélerinages dans la ville sainte de La Mecque
ainsi que dans les pays soumis par les armées arabes.
En
1554 ouvre à Constantinople le premier établissement
où l'on sert du café.

Vers
1615, des navires vénitiens rapportent de Turquie
des sacs de café.
En
1669, Soliman Aga, ambassadeur de Turquie, offre au Roi
Soleil divers cadeaux et du café.
Devant
le développement de la consommation du café
en Europe, les hollandais créent en 1669 dans une
de leurs colonies (l'île de Java) leurs propres plantations.
En
1714, le maire d'Amsterdam envoie au vieux Roi Louis XIV
un plan de caféier qui prospère au jardin
Royal (Jardin des plantes).
En
1722, le chevalier de Clieu emporte en Martinique plusieurs
boutures issues de l'arbuste hollandais : cinquante années
plus tard, il y a plusieurs millions de caféiers
dans l'île !
C'est
ainsi, à partir des Antilles, que la culture du café
s'est propagée en Amérique Centrale et du
sud, là où le climat était favorable.
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